Les archives de L'Asphalte



L'Asphalte Magazine numéro 1, novembre 1996

 

Les foulées de Disneyland

 

Soyons francs, la seule raison qui nous a motivés pour nous inscrire, à l'origine, c'est l'idée de courir au pied du château de la Belle au Bois Dormant entre les Mickey et autres personnages de notre enfance. Disneyland! Le mot est magique et ne peut laisser indifférent.
Aussi vous pouvez aisément imaginer notre déception à Philippe, Jean-Pierre et moi, quand nous avons appris que tout le parcours était extérieur au parc d'attraction.
Alors que nous avions le pied sur la ligne de départ et le doigt sur le chrono nous commencions déjà à râler de nous être fait avoir par l'alléchante appellation de la course. Dès le coup de feu, bousculades, chutes, rétrécissement de chaussée, mur de terre à escalader, chemin caillouteux puis ornières à entorses. Philippe et moi nous mîmes à jurer que l'on ne nous y reprendrait plus.
Ce mouvement d'humeur passé, nous nous reconcentrâmes sur la course. Philippe voulait faire 4'05 au kilomètre, aussi je décidais de rester avec lui pour l'aider dans sa tentative. Mais le départ brutal l'asphyxia et dès le Sème kilomètre, il fallut se faire à la raison que l'objectif ne serait pas atteint. Nous décidâmes alors de faire notre propre course, chacun à son rythme. Le parcours était champêtre, sans réel intérêt: un chemin classique sur des routes de campagne. Je réalisai donc une 11 Oème place pour un temps de 39' 10 et Philippe termina à la 352ème place en 43'26. Jean-Pierre Philippe, pour sa première course aux couleurs de France 2 Athlétisme, réalisa le parcours en 46'38 à la 592ème place.
Et c'est alors que Merlin l'enchanteur, le magicien dévoué à la cause de Walt Disney intervient. Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir comme récompense dans un sac pour les 500 premiers, outre le tee-shirt traditionnel des coureurs sur route, une carte d'accès au parc d'attractions (valeur 195 frcs je le rappelle). Certes, nous n'avions pas couru au pied du château mais nous étions déjà sûrs d'y retourner et d'avoir tout le temps d'embrasser les peluches géantes et profiter des fantastiques manèges du monde merveilleux de Disney. Mais l'enchantement n'était pas terminé. Grâce à Mumu que nous faillîmes ne jamais retrouver, nous errions depuis de longues minutes dans l'antichambre du festival Disney, quand tout à coup, une charmante hôtesse nous fit signe d'entrer dans l'antre du Buffalo Bill Show.
Coca Cola, chapeau, cow-boys, indiens, et country musique nous attendaient pour des joutes à cheval, dignes du grand Far West. Une heure de show qui nous fit ressortir émerveillés.
Une chose est sûre, l'année prochaine on reviendra !

G.S