Soyons francs,
la seule raison qui nous a motivés pour nous inscrire, à l'origine,
c'est l'idée de courir au pied du château de la Belle au Bois Dormant
entre les Mickey et autres personnages de notre enfance. Disneyland! Le mot
est magique et ne peut laisser indifférent.
Aussi vous pouvez aisément imaginer notre déception à Philippe,
Jean-Pierre et moi, quand nous avons appris que tout le parcours était
extérieur au parc d'attraction.
Alors que nous avions le pied sur la ligne de départ et le doigt sur
le chrono nous commencions déjà à râler de nous être
fait avoir par l'alléchante appellation de la course. Dès le coup
de feu, bousculades, chutes, rétrécissement de chaussée,
mur de terre à escalader, chemin caillouteux puis ornières à
entorses. Philippe et moi nous mîmes à jurer que l'on ne nous y
reprendrait plus.
Ce mouvement d'humeur passé, nous nous reconcentrâmes sur la course.
Philippe voulait faire 4'05 au kilomètre, aussi je décidais de
rester avec lui pour l'aider dans sa tentative. Mais le départ brutal
l'asphyxia et dès le Sème kilomètre, il fallut se faire
à la raison que l'objectif ne serait pas atteint. Nous décidâmes
alors de faire notre propre course, chacun à son rythme. Le parcours
était champêtre, sans réel intérêt: un chemin
classique sur des routes de campagne. Je réalisai donc une 11 Oème
place pour un temps de 39' 10 et Philippe termina à la 352ème
place en 43'26. Jean-Pierre Philippe, pour sa première course aux couleurs
de France 2 Athlétisme, réalisa le parcours en 46'38 à
la 592ème place.
Et c'est alors que Merlin l'enchanteur, le magicien dévoué à
la cause de Walt Disney intervient. Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir
comme récompense dans un sac pour les 500 premiers, outre le tee-shirt
traditionnel des coureurs sur route, une carte d'accès au parc d'attractions
(valeur 195 frcs je le rappelle). Certes, nous n'avions pas couru au pied du
château mais nous étions déjà sûrs d'y retourner
et d'avoir tout le temps d'embrasser les peluches géantes et profiter
des fantastiques manèges du monde merveilleux de Disney. Mais l'enchantement
n'était pas terminé. Grâce à Mumu que nous faillîmes
ne jamais retrouver, nous errions depuis de longues minutes dans l'antichambre
du festival Disney, quand tout à coup, une charmante hôtesse nous
fit signe d'entrer dans l'antre du Buffalo Bill Show.
Coca Cola, chapeau, cow-boys, indiens, et country musique nous attendaient pour
des joutes à cheval, dignes du grand Far West. Une heure de show qui
nous fit ressortir émerveillés.
Une chose est sûre, l'année prochaine on reviendra !
G.S