Les archives de L'Asphalte



L'Asphalte numéro 4, Juin 1995

 

France Semi-Marathon

 

Le semi-marathon était placé sous un signe un peu particulier: celui des championnats de France des
entreprises. Pour ma part, il avait un caractère différent. En effet, je partais dans l'espoir de reprendre la seconde place du club au semi-marathon, deuxième place occupée momentanément, je l'espérais par Philippe en 1h 32' 52''. Quant à Pierre et son '' leadership'', je n'y pensais pas. La barre était trop haute pour l'instant.
Je m'étais donc fixé des bases de 4'15'' au kilomètre pour un temps global inférieur à 1h 30'. L'objectif
semblait réalisable puisqu'à mon premier Semi à Paris j'avais couru en 1h 33' 19'' et que celui d'Ivry était
parait-il très plat donc très roulant. Quel est l'animal qui a sorti cette ineptie?
Tu parles! Deux côtes terribles d'au moins deux kilomètres au 8ème et au 18ème. Bref, au moment du coup de
feu, je n'en savais rien et pris par l'euphorie du départ, je suivis le rythme des premiers et sans vraiment
m'en apercevoir, je me mis en surrégime. Au 5ème kilomètre, j'avais 3' d'avance sur mon temps de passage prévu. J'étais parti sur une base de moins d'une heure 20'. Je mis donc le frein à main pour revenir sur mes 4'15
au kilo. Je commençais à payer les efforts du début. Des concurrents n'arrêtaient pas de me doubler et mentalement cela devenait très difficile.
En fait la descente au enfer commençait. Je souffrais de plus en plus. Deux pensées m'obsédaient
alors: battre Philippe et ses 1h 32' et négocier au mieux la dernière côte à laquelle j'avais goûtée au premier tour - le parcours comportant deux tours - et qui m'avait fait mal. Sur la fin de parcours je gardais les
yeux rivés sur le chrono et mes temps semblaient de plus en plus catastrophiques. Mes deux derniers kilomètres ont été bouclé en plus de 10' 30'' tandis que mes deux premiers l'avaient été en 7'30.
Enfin l'arrivée, la délivrance en 1h 29' 23''. Objectif atteint mais dans quelles conditions!
La balle est maintenant dans le camp de Philippe et j'attends impatiemment qu'il fasse mieux, car sans lui, je n'aurai sans doute pas été au bout de mon effort. Arrivé sur le stade, j'ai ressenti une fringale comme jamais j'en avais connu. J'ai dû avaler trois ou quatre oranges et des poignées de raisins secs. Après quelques minutes, Dominique arrivait et je me décidais à aller encourager les filles pour finir la dernière côte. A peine sortie du stade, Isabelle arrivait et je retrouvais Francine un peu plus bas. Quelques instants plus tard, Corinne pestant que l'on ne la reverrait plus sur un semi-marathon en finissant aussi avec ces championnats de France.
Le mot de la fin sera un grand bravo à tous et à toutes. Bravo d'avoir participé et d'avoir si brillament représenté notre Club, d'avoir fait briller les couleurs de notre société France2 sur les routes d'Ivry pour ces championnats de France.

 

GS