Les archives de L'Asphalte



L'Asphalte numéro 3, Mars 1995

 

Indoor 1995

 

La saison sur piste en salle est finie.
J'en entends certains qui disent "OUF!". "On l'a échappé belle !!!"....Lâcheurs !
Ces quelques compétitions en salle auront tout de même permis d'établir 3 nouveaux records du club et en tant
que président, je suis heureux et fier de ces trois athlètes, car quel que soit leur niveau de performance: ils et elles
ont OSE. En effet, il faut du courage pour s'aligner sur les épreuves aussi inhabituelles et difficiles que le 400 m.
Sans doute l'épreuve la plus terrible de l'athlétisme. Celle qui tétanise !
Isabelle a réussi 1'19''6, Corinne 1'26''7 et Philippe 1'08'5. Corinne, déçue de ne pas avoir battu le record d'Isabelle, s'est essayée à la longueur avec un saut mesuré à 3,60m...C'est toujours ça de pris.
Cette année, nous avions mis en place le challenge de l'homme le plus fort de la section (on s'amuse comme on peut): 3 concurrents étaient motivés pour relever le défi. Lors de la première réunion, Frédéric et Gilles s'affrontaient dans un combat sans merci où le vainqueur serait celui qui lancerait un poids de 7 kg le plus loin possible.
Suspense et lutte acharnée. C'est finalement Gilles qui l'emporte, de peu, puisqu'il réalise 9,60 m contre 9,25 m pour son adversaire, le redoutable représentant de la force basque: Frédéric. Norbert prêt à relever le défi dès la prochaine réunion entamait alors, un combat psychologique pour déstabiliser deux adversaires.
Il avait choisi de faire l'impasse sur les deux premiers concours et se réservait pour créer la surprise lors de la dernière compétition. Vaincu, mais préparant la saison prochaine, Frédéric préféra laisser le duel final se jouer entre Norbert et Gilles et promis de consacrer l'année 1995 à un entraînement de musculation intensif pour écraser ses adversaires en 1996.
Pendant ce temps, Gilles redoutait avec angoisse (la tactique de Norbert avait fait son effet) le combat de titan dont l'issue semblait fatale.
Il se présenta donc affaibli par une nuit sans sommeil devant l'aire de lancer pour ce qui lui semblait être un vendredi 13 mais qui n'était, en fait, qu'un vendredi 10 février.
A bout de force, physiquement et psychologiquement abattu, il puisa dans des dernières réserves pour inscrire son nom sur la feuille d'engagement.
C'est alors que ce produisit un miracle. Norbert était forfait ! A l'heure où j'écris cette fabuleuse aventure, je n'ai toujours pas eu de nouvelles de Norbert.
Qu'est il devenu ? Que c'est il passé? Les absents ayant toujours tort ...., je suis devenu l'Homme le plus fort de la section et pour un an encore...
RAHAAAAAAAAAAA!! Quel pied !

GS.